04mar. 2019

Relevé de propositions

GRAND DEBAT A BALLAN MIRE qui s’est tenu le mercredi 27 février 2019 20h-22h salle Claude MONET - 31 participants


« La fiscalité et les dépenses publiques »

 

Grand-debat-national_articleimage.jpg
Grand-debat-national_articleimage.jpg, fév. 2019

 

Dans le cas d’un divorce, nous demandons que la pension alimentaire versée par un conjoint n’entre pas dans le calcul d’imposition de l’autre puisque cette somme est versée pour participer à la prise en charge des enfants. La vie des familles monoparentales est déjà particulièrement difficile. Une protection sociale spécifique pourrait également être définie.

Communiquer systématiquement le coût réel des services même si la personne n’a pas à verser d’argent. La notion de « gratuité » donne une fausse image de la réalité, car il y a toujours un coût qui est forcément assumé (par la solidarité notamment ...) Cela permet à chaque de connaitre la valeur réelle de ce qui leur est offert. On peut imaginer une facture systématique même si la contribution finale est nulle.

Tous les foyers fiscaux devraient contribuer à la vie collective en fonction de leurs revenus, une contribution même symbolique de un euro pour les plus petites tranches. Par contre il faudrait créer de nouvelles tranches supplémentaires pour les plus hauts revenus afin que la participation en fonction de ce que gagnent les individus soit équitable selon le principe : « plus on gagne, plus on paye ». Et l’impôt sur les grandes fortunes est à remettre en place. La taxation devrait être liée à la nationalité et non à la domiciliation, afin de lutter contre l’évasion fiscale des individus comme des entreprises. Il est par ailleurs indispensable que toutes les entreprises payent des charges, y compris l’état. La transparence dans ce domaine est indispensable afin de ne pas laisser se développer le sentiment d’injustice face à l’impôt et à la contribution de chacun à la vie collective. Justice, mais aussi responsabilité individuelle assumée.

Le déficit de la sécurité sociale entraîne notamment un désengagement de la couverture sociale au profit du développement des mutuelles, devenues obligatoires pour les salariés. Or les mutuelles sont des entreprises privées, qui engendrent des frais de gestion très importants, versent des dividendes aux actionnaires ce qui a pour conséquence non seulement d’augmenter la contribution de chacun mais surtout de finalement coûter bien plus cher que la sécurité sociale en parts financières non directement sociales.

Il faut renationaliser les autoroutes car les Français les ont payées déjà plusieurs fois : par l’état pour les constructions, par les péages pour l’utilisation et par la vente au privé par l’état. Tout cela rapporte aux actionnaires mais pas aux citoyens. Si la renationalisation coûterait au départ, ce réinvestissement serait de fait rapidement rentabilisé et permettrait de baisser, voire de supprimer, le coût des péages.

Le bien commun doit être géré par la collectivité, il ne doit pas être confié par délégation de service public à des entreprises qui organisent leur fonctionnement sur la rentabilité et le versement de dividendes aux actionnaires. Des pays ont créé des taxes pour les voitures à l’entrée des villes, afin de supprimer les nuisances diverses qui résultent de la circulation pléthorique dans les centres villes. Des modalités de transport collectif viennent répondre aux besoins des citoyens.

La fiscalité doit de plus en plus être pensée pour le climat et la défense de la planète, une fiscalité verte, notamment pour améliorer l’isolation, les système de chauffage, ... et pour l’innovation, , qui est une source de richesse collective. Par contre il faut dans le même temps éviter les dépenses inutiles, qui sont nombreuses : donc réduire le train de vie de l’Etat.

Diminuer le nombre de députés et de sénateurs, ainsi que tous les avantages qu’ils cumulent. Ne plus continuer à assurer les dépenses des anciens présidents de la république, supprimer les nombreuses commissions dont les finalités sont nébuleuses et les travaux manifestement inutiles ou inutilisés ~ L’existence du mille-feuille territorial est source également de dépenses supplémentaires alors que de nombreuses missions pourraient être partagées entre moins de niveaux. Les postes de la fonction territoriale comme ceux de la haute administration sont extrêmement onéreux et pléthoriques alors que les mutualisations auraient du au contraire contribuer à diminuer fortement tous ces coûts. On créé une métropole, mais on ne voit pas de diminution des coûts pour la collectivité.

La fiscalité n’est pas correctement répartie : trop forte sur le travail qui est la véritable source de richesse, nettement moindre sur les actionnaires, et peu utilisée pour l’investissement local et l’innovation. Il faut supprimer les niches fiscales, et lutter efficacement contre l’évasion fiscale dans des paradis fiscaux ainsi que contre la fraude fiscale. Une personne qui gagne de l’argent dans un pays doit être imposée dans ce même pays. La grande majorité des grandes entreprises sont détenues par des fonds de placement qui sont à l’étranger et évite ainsi le versement d’une grande partie des impôts qui devraient leur être demandés. L’idée de la taxe Tobin qui consistait à prendre un pourcentage sur chaque transaction financière serait à reprendre. L’optimisation fiscale doit également être supprimée : une entreprise doit payer un impôt à l’échelle de ce qu’elle gagne.

Par contre on doit encourager le petit actionnariat local, de proximité, qui reste impliqué dans une entreprise qui apporte une plus-value au territoire. On doit favoriser l’intéressement des travailleurs dans leur entreprise. L’état pourrait aussi être actionnaire, intéressé par les bénéfices mais aussi concerné par les difficultés de l’entreprise, car il est normal qu’il les aide. Et quand elles vont mieux il y a un retour sur investissement. Et quand l’état a investi dans cet objectif, si l’entreprise est fermée par des investisseurs étrangers l’état doit pouvoir récupérer la totalité de ce qu’il a apporté. Les rémunérations ne devraient pas pouvoir dépasser un certain plafond, car l’écart des salaires est devenu scandaleux et contribue au sentiment d’injustice.

Chaque année on dépense plus qu’on ne gagne en France. Et le montant du déficit est énorme. Il est fondamental de changer les choses en profondeur. C’est la création de richesse qui doit être mise en valeur, donc favoriser la création d’entreprises, dans des secteurs d’avenir. Les retraites sont le premier poste de dépenses sociales, mais si l’emploi n’est pas à la hauteur, tout le dispositif de redistribution va s’effondrer. Réduire la dépense publique, si cela est nécessaire, ne suffira évidemment pas car les enjeux financiers sont bien plus grands que ce que ces économies, nécessaires, rapporteront.

L’accompagnement des personnes âgées va devenir essentiel du fait de l’accroissement des besoins. L’embauche de personnels afin de favoriser le maintien à domicile présente un potentiel d’emplois très important. Il y a trop peu d’EPAD publiques, et ce sont des groupes privés qui se sont accaparé ce domaine. Il n’ya a en outre pas assez de psychologues gérontologues pour accompagner les personnes et favoriser un maintien à domicile salutaire. L’âge de départ à la retraite est assez bas en France par rapport à l’ensemble des pays européens. Il faut agir dans ce domaine, sans négliger évidemment les emplois les plus pénibles, car la situation va rapidement devenir ingérable : techniquement la solidarité ne fonctionne plus, et moins il y a de personnes qui travaillent, moins on pourra répondre à ces besoins qui vont être en augmentation dans les décennies à venir. Le problème des retraites, c’est le problème du chômage. Il faut aussi harmoniser les régimes de retraite et supprimer les régimes spéciaux. Il faudrait que les décisions qui sont prises par l’état pour favoriser l’investissement, l’emploi, ~ soient maintenues sur plusieurs années afin que les entreprises et les particuliers puissent être rassurés et encouragés à s’appuyer dessus. Sinon ces mesures ne portent évidemment aucun résultat sérieux.

surtout à diminuer au niveau de chaque pays le coût de ce budget et à en assurer une meilleure répartition également. Dans le système financier il y a également beaucoup trop d’intermédiaires entre le produit d’origine et le client. Ceci contribue à augmenter sans raison non seulement le coût pour les consommateurs mais aussi le manque à gagner pour le producteur du fait de l’accumulation des intervenants qui ponctionne ont leur quote-part sans valorisation réelle.

La très grande complexité des circuits d’argent, mondialisés, la création et la multiplication des monnaies virtuelles engendrent une situation économique mondiale explosive. Il faut réinventer des systèmes de régulations qui puissent empêcher que survienne une nouvelle crise économique internationale. La fiscalité de la succession en France est très inégalitaire, elle favorise les grandes fortunes sans encourager les investissements. Une certitude qui émerge de tous les échanges : à tous les niveaux, dans ce domaine de la fiscalité et des dépenses publiques, la transparence la plus grande et l’information la plus objective doivent être assurées. Aujourd’hui le sentiment d’injustice se nourrit des affaires mais aussi des silences et de l’apparence d’une justice à deux vitesses.

aucun commentaire

Fil des commentaires de ce billet

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : http://www.vabm.fr/blog/index.php?trackback/21